03 juillet 2009
iCub : un robot humanoïde
Un robot humanoïde lyonnais - kewego. Video de leprogres
Le texte qui suit provient du site de l'INSERM
iCub : un robot humanoïde
Un nouveau membre a rejoint l'équipe « Robot Cognition Laboratory »
(RCL) de l'Institut Cellule Souche et Cerveau, laboratoire de l'Inserm U846 et de l'Université
Claude Bernard Lyon 1. Il s'agit du robot humanoïde « iCub ».
De la taille d'un enfant de 3 ans ½ (soit 104cm), il a une vaste capacité de mouvement,
notamment des yeux, de la tête, des bras et en particulier des mains. Il peut
voir et entendre,
et est sensible au toucher. Mais il a encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir se
comporter comme un enfant de 3-4 ans. D'où l'objectif de son arrivée à Lyon : devenir plus « humain ».
L'iCub a été développé dans le cadre du projet Européen RobotCub à l'Institut italien de la technologie de Gênes. Au final, six copies du robot seront réparties en l'Europe,
sur la base d'un appel à propositions concurrentiel.
Le groupe de Lyon était 3e parmi 30 candidats. Son projet : greffer au robot la « représentation de soi » pour se localiser, analyser sa propre action, identifier son environnement et auto-développer sa capacité d'agir et de coopérer avec les utilisateurs humains.
Ces travaux sont effectués dans le cadre des projets européens FP7 ICT, CHRIS et ORGANIC, et de deux projets ANR, Amorces et Comprendre, qui sont actuellement
en cours
dans ce laboratoire. L'idée centrale est d'utiliser nos connaissances sur le développement de
la vision, de la commande motrice et de la connaissance afin de développer ces
mêmes
possibilités dans l'iCub, dans un contexte de neuroscience computationnelle.
Depuis ces 10 dernières années, la recherche du RCL vise à comprendre comment
les
humains lient la perception d'action avec le langage. Il s'agit de permettre
aux utilisateurs
humains d'interagir avec les systèmes robotiques par la parole. Actuellement, en collaboration avec leurs associés français et européens, l'équipe exploite les connaissances
neurologiques touchant à la compréhension, la production du langage, la perception
visuelle
et la commande sensorimotrice afin de fournir ces possibilités à l'iCub.
Ce projet
fait partie
du champ naissant de la neuro-robotique : un nombre de plus en plus important
de robots
complexes humanoïdes voit le jour, tels que HRP2, Nao ou HOAP.
Mais l'iCub est unique dans sa complexité sensorimotrice. Il permet de mettre en application
et d'évaluer des hypothèses sur la façon dont les enfants développent la capacité
de voir, de
se déplacer et d'interagir avec des personnes et des objets dans leur environnement.
Paradoxalement, c'est ici un robot qui devrait nous permettre une meilleure connaissance de l'homme.
Contact Peter Ford Dominey, directeur de recherche CNRS au laboratoire Inserm U846.


