31 juillet 2008
Lysane Potvin, JE SUIS UNE TRUIE
JE SUIS UNE TRUIE
Vidéo envoyée par didiermassot
Art vidéo... Un film sur la performance "Je suis une truie" de la peintre québécoise Lyzane Potvin. http://www.didiermassot.com http://www.lyzanepotvin.com
Lysane Potvin est une femme artiste peintre qui traite de la cruauté sociale contemporaine infligée aux corps minoritaires, pauvres et féminins (voir notre article précédent). Mais il semblerait que, pour ce travail, elle ait choisi un autre mode d'expression : la performance. L'ambiance de l'action est proche de celle de ces peintures ; l'enfermement, l'insulte, la détresse sont le moteur créatif de cette artiste trash. Le quotidien des femmes célibataires et précaires reste son sujet principal. Ici, la plasticienne québécoise se retrouve enfermer comme une bête dans une cage enchaînée, avec un masque de truie sur la tête. Et durant toute la durée de l'œuvre, elle observe le visiteur avec un regard pathétique de cochon battu et tente de s'échapper. L'esthétique du costume porté par Lysane Potvin est complètement grotesque, elle suscite l'ironie et la moquerie du public, comme si la performeuse attendait justement du spectateur que celui-ci la rabaisse encore plus, et crée ainsi de la métaphore, volontairement ou non. En position de soumission, à quatre patte dans sa cage,
l'artiste cherche malgré tout à se défendre et à arracher les fils de
ferrailles qui constituent sa prison (en vain), en face des railleries hypothétiques du visiteur. Le regardeur se fait donc une fois de plus "voyeur" devant l'horreur, doit-il la contempler (attitude passive), la critiquer (attitude moraliste), ou la dénoncer (attitude réactionnaire) ?
Le son prend une dimension narrative dans la vidéo-performance, on entend les cris d'une truie, mais également des sonorités retouchées qui font penser à des chants/musiques d'église, ainsi qu'au bruit des machines dans les usines. S'agit-il d'une accusation ? La religion et le travail au service du capitalisme créeraient-ils de l'enfermement, de l'asservissement ? C'est une lecture marxiste qu'on peut tout à fait avoir de l'œuvre. L'artiste semble être blessée, attend-t-elle d'être abattue pour être exposé en boucherie, puis dévorée ? Plusieurs scénarios sont possibles...
30 juillet 2008
ZOMBICAT, le Romero des toys

Avec un peu de retard, laissez moi vous présenter la collection de ZOMBICAT (une équipe de designers français) : 4 magnifiques petits chatons en état de décomposition avancée. De part leur putréfaction drôle et flashy, leurs propositions de jeux dionysiaques, les zombitoys présentent un concept novateur, un design original et un côté pragmatique débosselant (il faut jouer avec un jouet !). Chaque figurine a été amputé de sa cervelle et renferme à la place, dans son crâne, les pièces de divers jeux marrants, adressés aux adolescents ou aux adultes éternellement jeunes (comme moi).
SABA DI DIABOLOS
Avec Saba (Di Diabolos), vous pouvez vous servir du carton d'emballage et de la toupie rangé dans la tête de votre jouet pour pratiquer un jeu à boire avec trois potes. Il suffit de faire tourner le cœur percé de la flèche de Cupidon, et si vous êtes designer par la pointe du dieu de l'amour, il vous faut boire. "Il est des nôôôtre, il a bu son verre comme les autres !" C'est les gens de BOIRE TROP qui vont être (mé)content...
ADELE ETTE GHOST
Avec Adele (Ette Ghost), vous pourrez faire tourner le cercle placé dans la tête de la figurine pour savoir si une relation amoureuse est envisageable ou non... Je parle d'amour à cause du cœur qui dit oui, mais je pense qu'on peut demander n'importe quoi à Adele ; serais-je riche ? Ou encore, aurais-je un autre Zombitoys ?
FERURUN LA SORCIÈRE
La formule aphrodisiaque de Ferurun (la sorcière) va plaire à beaucoup de monde ; et oui, vous l'avez compris, c'est le jeu sexy ! Lancez le dé noir pour connaître votre mission. Si vous l'acceptez (je suppose que oui, bande de petits chenapans), celle-ci consistera à embrasser, lêcher, toucher, caresser, déshabiller, humer votre partenaire. Ce n'est pas tout ! Oui, car il y a un dé blanc, celui-là vous guidera vers la partie du corps où il est impératif d'agir. Je sais pas pour vous, mais moi, je crois que j'ai déjà adopté mon Zombitoys préféré.
PATABAR EL BURNT-RENOLDS
Si vous aimez faire la fête, Patabar (El Burnt-Renolds) est fait pour vous. Des billes sont mises à disposition de l'usager, il suffit de les introduire dans la crâne du Zombitoys pour fabriquer un maraca. Des pas de danse, très salsa, sont indiqués sur l'emballage du toys. Et le petit + avec ce personnage, c'est qu'il change de couleurs en fonction de la température. Musique, danse, couleurs et chaleeeeeur, c'est la fête avec Patabar !

Chaque figurine coûte la modique somme de 8 euros. Ce qui est très raisonnable pour un toys de ce type. Le Zombitoy est livré en pièces détachées, mais, pas de panique, il est très simple à monter. Amusez-vous bien avec vos chatons mort-vivants !
Lien vers le site de Zombicat
Lien vers le site de Zombitoys
Lien vers la présentation de Artoys
Lien vers le blog d'un des designers de Zombicat, Thomas Guillaumot
Andy Verol, Un noir désir Bertrand Cantat

Auteur : Andy Verol
Editeur : Scali
Date de parution : juin 2008
Format : 14 cm x 23 cm
ISBN :
235012231X
Illustration : Pas d'illustrations
Nombres de pages : 194
Prix : 19,50 €
Quatrième de couverture
Accompagné par la magie poétique du dernier tube de Noir Désir « Le
vent l’emportera », nous redécouvrons l’empreinte indélébile qu’a
laissée le groupe en plus de deux générations de recherches et de
trouvailles. Prêtant attention aux coïncidences qui ont jonché le destin
particulier de Bertrand Cantat, jusqu’au moment où il dû rendre les
armes dont Ferré a parlé, celles que l’on garde au fond de soi. Une
voix imperceptible se fait alors entendre, elle nous dit que tout n’est
pas perdu. Le but de cet ouvrage n’est pas de juger, de condamner, ni
même d’expliquer ; il vise simplement à apprécier la dimension
artistique d’un groupe extraordinaire et de ses dérives, à travers une
époque qui souffre d’ordinaire.
L’histoire d’un homme qui a tour à tour crié, chanté, dénoncé, murmuré
à l’oreille du monde le mal être d’une société rongée par la peur,
l’angoisse et le cancer des sens. Une histoire qu’aucun moment de
folie, aucun accident, aucun drame ne saurait lui ôter.
Aussi vraie que cette histoire est notre histoire.
Lien vers un extrait du livre (PDF)
Lien vers le blog d'Andy Verol
25 juillet 2008
Paris Social Club, le 25 et le 26 juillet


Soirée Barbi(e)turix, si vous êtes des filles branchées, allez-y ! Ça va bouger ! Si vous êtes des mecs, je crois que ce ne sera pas possible, je sais pas... Si, attendez j'ai une idée : faites les drag queens ! Je pense que çà passera. ;-) En toute logique, ils ne pourront pas vous interdire l'entrée puisque, selon Judith Butler, le genre et le sexe sont culturels. Donc, si biologiquement vous êtes des hommes, mais que culturellement (j'entends par là que vous faites usage de prothèses) vous êtes des femmes, normalement çà passe. :-) Il faut bien que quelqu'un pense aux messieurs ouverts, non-machos et intéressés par les subcultures - quand bien même celles-ci sont lesbiennes -, je me porte volontaire pour donner de bons conseils, à vous de m'écouter ou non...
Quelqu'un sur le blog dit : "Et pour les FtoM?"
Je réponds : "Heu, aucune idée, j'avoue que vous me coincez, faut demander à Barbi(e)turix ce qu'elles entendent par "filles", mais j'y pense, vous n'avez pas une vieille carte d'identité? ;-)"
www.myspace.com/barbieturix
www.myspace.com/parissocialclub

23 juillet 2008
Extases de femmes

Présentation :
Fidèle à une déjà longue tradition, Franck Spengler donne carte blanche
aux univers fantasmatiques d'une vingtaine de femmes autour, cette
année, du thème de la pulsion. Thème riche et évocateur, les pulsions
féminines, quelle qu'elles soient, nous entraîne vers des cieux
insoupçonnés où nous nous perdons avec délices.
Chacune de ces
femmes a pour nous une histoire de femme en extase où elle dévoile le
meilleur et le pire d'elle même, conduisant le lecteur au paradis des
lectures amoureuses.
Corine Allouch ♦ Elisabeth Barillé ♦
Mercedes Belange ♦ Valérie Boisgel ♦ Sylvie Bourgeois ♦ Sophie Cadalen
♦ Cléa Carmin ♦ Lou Cristal ♦ J.M Entki ♦ Gaëlle Gilin ♦ Nadège
Goutouly ♦ Élizabeth Herrgott ♦ Michèle Larue ♦ Maïna Lecherbonnier ♦
Marie Lincourt ♦ Marie-Jeanne Marti ♦ Lise Michel ♦ Emmanuel Poinger ♦
Noémie Ray ♦ Françoise Rey ♦ Julie Saget ♦ Salomé ♦ Sylvie Sanchez ♦
Ljubi Zwezdana
Extrait du livre :
Elle est sensible.
Il le sait. Tout compte dans la montée de son orgasme. Sa position en
elle, son rythme, ses changements de cap, son intensité. Parfois, il la
brusque histoire de voir si elle le rattrape pour le remettre en selle.
Parfois il cède à son propre plaisir et accélère, conjuguant son envie
d'elle et son besoin de se planter comme un gamin rebelle, impératif
dans sa volonté de la voir jouir. Elle est si belle quand elle se tord,
quand elle s'offre sans peur, sans aucun artifice. Lorsqu'il décide de
ralentir, de reculer l'inexorable, il se détourne de sa fleur, plus
bas, il cherche son autre cavité. (...)
CORINE ALLOUCH
À nos amours !
21 juillet 2008
Séverine Broussy, Q Que du plaisir !

Q que du plaisir!
Le sexe est aujourd'hui omniprésent au sein de la société : banalisé, instrumentalisé par les médias, il semble ne plus livrer de mystère et est devenu un des rouages d'une société en quête d'éternelle performance. Dans son spectacle, Séverine Broussy aborde la sexualité sous un angle original : en se posant des questions sur elle même, sur son « Jules » - oui il s'appelle Jules son Jules! - et sur la société dans laquelle son couple évolue. Un one-woman show d'actualité ! ( à partir de 16 ans).
Lien vers le myspace de Séverine Broussy
20 juillet 2008
Paul Mc Carthy, entre fou-rire et haut-le-coeur

Paul McCarthy, Hot Dog, 1974
(installation shot), C-print, Edition 3/5, 79 cm x 105,5 cm environ.
Ludique, violente, perverse et scatophage, l'œuvre de Paul Mc Carthy explore le corps et ses limites, dans les deux sens du terme : ses œuvres épuisent l'organisme jusqu'à l'évanouissement (ou presque). Dans une performance de 1974, intitulé Hot Dog, Mc Carthy se remplit la bouche de hot dog et, très vite, la déglutissions et l'envie de rendre se mêlent, alors l'artiste peut s'étouffer à tout instant avec son propre vomi... Les "limites du corps" n'étant pas seulement physique et énergétique, ces actions explosent également les frontières charnelles par l'intermédiaire des orifices corporels et des matières qui en sortent. Des sujets/objets avec lesquels il aime beaucoup travailler. Le sang, le vomi, la pisse, la merde et le sperme sont les pigments de ses (vidéo-)performances extrêmes, cependant tout est faux ; en réalité les fluides organiques sont du ketchup (sang, menstrues), de la mayonnaise (sperme), des saucisses (merde) etc. Cette confusion entre l'alimentation, le sexe et les excrétions est très symbolique ; elle dénonce la société de consommation américaine dans un esprit très proche des philosophes de l'école de Francfort qui décrivent la culture de masses (consommatrices) comme "pornographique". Le délire orgiaque de Mc Carthy se veut donc être l'envers du corps consommateur qui est extrême sans le savoir, de part l'excès qu'il s'inflige à lui-même : Le "Mc Dophile" remplit son corps à outrance, mais ne le voit pas, puisque le résultat de ce comportement obsessionnel est dissimulé sous la peau (dans les organes). C'est pourquoi Mc Carthy retourne cette masse charnelle, ouvre les organes, en se recouvrant le corps de "junk food".

Paul Mc Carthy, Caribbean Pirates, 2001-2005, in collaboration with Damon McCarthy Performance.
Photograph, Pirate Party, 2005. Courtesy Hauser & Wirth,
Zürich, London.
D'abord brute et primal, comme nous l'avons vu, les œuvres de Paul Mc Carthy se passent de tout artifice (hormis les produits d'alimentation que nous avons précédemment décrit), ce n'est que plus tard qu'elles deviennent plus esthétiques, utilisant des costumes très sophistiquée. L'obscénité des performances, des installations et des séquences vidéo demeure la même, mais l'artiste y ajoute un soupçon de surréalisme. Caribbean Pirates (2001-2005) semble être issu de ce type de démarche, le film exhibe toujours autant de violence et de sexe, mais ironise un autre type de consommation : celui du cinéma Hollywoodien, nouvel "opium du peuple". Même si les dates ne concordent qu'à moitié, on ne peut s'empêcher de penser que Caribbean Pirates parodie le Pirates of Caribbean avec Jack Sparrow (le projet de Mc Carthy débutant en 2001, alors que Pirates des Caraïbes ne sortira en salle que deux ans plus tard), faisant de ce film une œuvre trash. Comme le remarque Jean-Ernest Joos dans son article pour Parachute en 2006, cette proposition artistique est presque autobiographique puisqu'on sait qu'au cour de sa formation Mc Carthy sera diplômé au San Francisco Art Institute, école de peinture très marquée par l'héritage de l'expressionnisme abstrait californien. Ajoutons que son passage à l’University of Southern California, qui possède une école de cinéma, très proche d'Hollywood (sources : Wikipedia), a surement eu aussi une grande influence sur ce travail. On peut donc parfaitement conclure que ce goût pour les liquides corporels dégoulinants provient de l'iconographie gestuelle de l'action painting et des drippings, que l'on sait caractéristique aux mouvements expressionnistes américains, puis que cette référence à la grosse production cinématographique a très certainement rapport avec l'incompréhension que suscitait ses œuvres auprès des pro-Hollywood, pendant son cursus universitaire. En effet, nous pouvons penser que Mc Carthy ironise sur ce qui fait le plus peur à la célèbre plateforme cinématographique : l'inmontrable.

Paul McCarthy, Spaghetti Man, 1993, collection FRAC.
Paul Mc Cathy est également l'auteur de sculpture décalée, choquante et drôle qui ne sont pas sans lien avec l'esthétique de ces performances et de ces vidéos. En effet, les corps sculpturaux obtenus avec d'autres médiums ne sont pas sans incidences sur la production d'objet de l'artiste californien. Sa "statue" la plus célèbre, Spaghetti Man (1993), met l'accent sur l'aspect phallique de nos pâtes préférées, celles que l'on doit aspirer pour avaler. On note donc toujours ce rapport entre alimentation et sexualité, teinté d'une petite touche d'humour acerbe. Exhiber les parties honteuses en toute simplicité était sans doute trop ennuyeux ou surfait pour Mc Carthy ; tout le monde s'y atèle depuis Gustave Courbet et L'origine du monde. Mais savoir en rigoler par l'art, voilà qui choque peut être encore : rire devant un trou de cul, devant une bite, devant un gode, çà c'est gonflé ! Et justement, dans ses dernières productions, Mc Carthy réalise des statues gonflables (référence à la poupée gonflable?) monumentales qui mettent sur un piédestal l'anus, les excréments, les plugs, etc. Inclinez-vous devant ces nouvelles idoles ! Encore une subtile manière de dénoncer la vénération de la consommation, l'adulation des superstars qui sont justement considérées par certains rabat-joies comme des trous de cul, et leurs œuvres comme de la merde commerciale. En filigrane, ces sculptures d'air nous montre peut-être aussi que le choc est un nouveau dieu pour l'art contemporain, essentiellement athée (en théorie).

Paul Mc Carthy, Piggies, 2007, air sculpture, the Middelheim Museum, Antwerp, Belgique.

Paul Mc Carthy, Shit Pile, 2007, air sculpture, the Middelheim Museum, Antwerp, Belgique.

Paul Mc Carthy, Black Plug, 2007, air sculpture, the Middelheim Museum, Antwerp, Belgique.
Paul Mc Carthy ne manque décidément pas d'air !
Lien vers une biographie Wikipedia de Paul Mc Carthy
18 juillet 2008
Conseil d'Agnès GIard numéro 1 : DVD "Erotisme"
Vous connaissez sans doute Agnès Giard, journaliste et grande experte des pratiques sexuelles en France comme on les aime à CsO , c'est à dire adepte de bizarrerie corporelle et de sub-porno. Elle est l'auteure de trois excellents livres sur le sujet : Fetish Mode, Le sexe bizarre (éditions Le Cherche Midi) et L'imaginaire érotique au Japon (éditions Albin Michel). Elle tient aussi un blog qui est tout aussi bon que ces ouvrages et qui est constamment mis à jour, vous l'avez sans doute déjà remarqué dans mes différents liens, il s'agit de Les 400 culs. Ce blog est une référence en matière de X alternatif. Ludique et instructif, il est bourré de dossiers passionnants, mais en plus, il référence l'actualité des festivals et des expositions dédiés au kinky sex (pour aller très vite).

Les présentations étant faites, je vous retransmets le premier conseil d'Agnès Giard : regardez le DVD Erotisme, publié par le Cinéma Abattoir. J'ajouterais qu'on peut aussi regarder Incarnation qui doit être tout aussi bon (je ne sais pas, je ne l'ai pas encore vu). Et pour expliquer ce qu'est le Cinéma Abattoir, nous dirons qu'il s'agit d'une structure (sans doute indépendante) qui diffuse des films non montrables, sinon dans le milieu fermé des amateurs du genre ; il s'agit de pornos expérimentaux qui font du sexe une affaire artistique, avec tout ce que çà implique d'affects et d'intensités.

Lien vers le site officiel du Cinéma Abattoir
Lien vers le blog d'Agnès Giard
Lien vers le myspace d'Agnès Giard
17 juillet 2008
Conseil d'Agnès Giard numéro 2 : Le cinéma Abattoir
Comme on ne fait jamais les choses dans l'ordre à Corps sans organes (celui-ci étant, par essence, "désorganisé"), je vais commencer par retransmettre le deuxième conseil d'Agnès Giard en premier ^^ : Allez voir les hérétiques cinémas iconoclastes québécois (comme ils s'appellent) du Cinéma Abattoir à la Cantada. C'est ce soir ! Désolé, mais comme d'habitude les projets underground arrivent aux yeux d'un provincial comme moi un peu trop tard. Donc je vais répéter ma phrase type fétiche : "Si vous êtes parisien, il n'y a pas à hésiter puisqu'il s'agit d'un programme de qualité", pour les autres proviciaux, si vous avez du fric, dépensez-le vite en SNCF et faites le déplacement, si vous êtes pauvres comme moi, ce sera pour une prochaine fois ^^.

Présentation de La Cantada :
Hérétiques: Courts métrages québécois transgressifs
par Cinéma Abattoir (Montréal)
« Il y a le cinéma Pop Corn et le Cinéma Abattoir: vos amis ne sont pas les nôtres! »
Vous voulez des pixellisations
chromatiques, des atomisation cinétiques, des anévrismes rétiniens, des
électro-chocs corticaux, des concaténations acoustiques, des
déconstructions narratives, des pédopathies ludiques et des dérisions
copulatives? Bienvenue à Cinema Abattoir!
Une date unique en France pour
découvrir, en présence du gourou de Cinéma Abattoir, les films les plus
décadents et iconoclastes en provenance du Québec .
La Cantada 13 rue Moret, 75011 Paris
jeudi 17 juillet 21h – 5€ - interdit au moins de 18 ans
Lien vers le site officiel du Cinéma Abattoir
Lien vers le site officiel du bar La Cantada
Le premier conseil d'Agnès Giard? Ça arrive, çà arrive...
Rise n°02, nouveau mag sur le tatouage



