28 décembre 2007
Philippe Faure, ambiance fetish et soubrette abusive
Du design sexuel, des couleurs psychédéliques, de la porno-vaisselle et hop, les bourgeoises s'envoient en l'air. Avec son concept "Beourgeoise à satisfaire", Philippe Faure produit un érotisme hybride alliant l'humour, l'art et le sexe. Il s'inspire des codes de la mode, de la séduction et de la pornographie pour mieux les déconstruire et les subvertir. Le résultat est plutôt coquin, les joues du spectateur se teintent d'un rose film X et des strass se mettent à luire dans ses yeux. Sans usé de la nudité, l'artiste a su mettre en avant le charme de ses modèles en recouvrant entièrement leur peau d'un revêtement de tissu, de cuir ou de latex rose et noir, ce qui, vous nous l'accorderez, est peu conventionnel. L'usage de costumes "fetish" (purs "vêtements incarnés") a tendance à donner des formes étranges (mais sulfureuses) à un "corps-poupée" qui ne rentre alors plus du tout dans les normes classiques et qui, de ce fait, n'intéresse plus le moins du monde l'industrie pornographie traditionnelle, ni ses consommateurs.
Ces images sont donc une post-pornographie (porno queer) qui ne se révèle aphrodisiaque qu'à condition de laisser tomber les désirs et les excitations normatives qu'à programmer en nous la société hétérocentriste. Laissez-vous tenter par le hors-norme...
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