26 octobre 2007
Nicolas Schöffer, CYSP 1 : Premier robot de l'art contemporain?
En 1956 (!), Nicolas Schöffer a créé un robot, CYSP 1 (CYbernétique-SPatiodynamique) qu'il a intégré dans un ballet de Maurice Béjart qui se déroulait sur le toit de la Cité Radieuse. Bien sûr il ne s'agissait pas d'un robot aussi sophistiquée que ceux que l'on crée aujourd'hui, mais il était nénamoins doté de capacités toujours très utilisées aujourd'hui. Les danseurs peuvaient interagir avec la machine qui était équipée d'un cerveau et d'yeux électroniques, de cellules photoélectriques et de microphones. La créature mécanique réagissait aux mouvements des performers.
L'esthétique hyper géométrique de la sculpture mécanique était évidemment en relation avec le lieu de cette performance chorégraphique. La mobilité de la sculpture évoquait, quand à elle, le dynamisme du corps des danseurs qui étaient vêtus des mêmes couleurs que celle de la machine. Le spectateur n'était alors plus en mesure à savoir qui imitait qui ; est ce l'homme qui s'inspire de la machine ou l'inverse? Au final, le regardeur comprennait, qu'au delà de cette question, ce qui est intéressant c'est qu'il s'instaure une relation entre l'humain et la machine. CYSP 1 était un danseur à part entière dans la pièce de Béjart, donc cette oeuvre avançait déjà la proposition d'une humanisation de la machine. Ce qui, pour l'époque, est assez étonnant. Si vous lisez souvent ce blog, vous savez qu'aujourd'hui il a énormément de scientifiques qui travaillent sur l'ultime humanisation de la machine, c'est à dire donner une conscience aux robots.
Quelques liens :
Lien
Lien



