Corps sans organes

Présentation d'artistes, d'auteurs, de performers, de musiciens... Histoire, théories et actualités artistiques, philosophiques, politiques, littéraires... du corps customisé, graphique, marginal, artistique, rebelle, théorique, subversif, sonore...

26 mai 2011

MAGE

logo Magelogo cnrs                                                                                                                         
Réseau de recherche international et pluridisciplinaire
MAGE - marché du travail et genre

en 2011,
le Mage organise...

 

Un débat
autour de la parution de la Controverse
du n°23/2010 de Travail, genre et sociétés

Femmes et performances économiques :
liaison dangereuse ou relation enchantée ?

Jeudi 17 février 2011

de 17h à 20h00

Amphi Durkheim Sorbonne
17 rue de la Sorbonne - 75005 Paris

programme

 

Un colloque à Tokyo

Care, migrations internationales et genre

Samedi 5 mars 2011

à la Maison franco-japonaise de Tokyo

orgranisée par le Mage-CNRS, le Global COE Université de Tohoku, le Groupe de recherche Migrations internationales et genre (IMAGE) et la Société franco-japonaise d'études sur les femmes

presentation

programme

programme détaillé franco-japonais

 

Un débat
dans le cadre des "Amphis du Mage"

Monsieur Gagne-pain et Madame Gagne-petit
Genre, pauvreté laborieuse et écarts de revenus

Jeudi 9 juin 2011

de 17h à 20h00

Amphi Durkheim Sorbonne
17 rue de la Sorbonne - 75005 Paris

programme

plan Sorbonne-Amphi Durkheim

 

 

Un colloque international à Paris

Le genre à l'oeuvre

Mardi 20 et Mercredi 21 septembre 2011

La Sorbonne

appel à communications

programme

 

 

Un débat
dans le cadre des "Amphis du Mage"
autour de la parution du n°25/2011 de Travail, genre et sociétés

Sud-exploitées

octobre 2011

de 17h à 20h00

Amphi Durkheim Sorbonne
17 rue de la Sorbonne - 75005 Paris

programme en cours d'élaboration

 

Un colloque international à Paris

L'égalité entre les femmes et les hommes
à l'épreuve des politiques publiques :

division sexuée du travail et inégalités de salaires

novembre 2011

à La Mairie de Paris

programme en cours d'élaboration

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Too much pussy, sortie nationale le 6 juillet

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24 mai 2011

Patrick Dubuis, EMERGENCE DE L'HOMOSEXUALITÉ DANS LA LITTÉRATURE FRANÇAISE D'ANDRÉ GIDE À JEAN GENET

9782296549265FS

  • Auteur : Patrick Dubuis
  • Titre : Emergence de l'homosexualité dans la littérature française d'André Gide à Jean Genet
  • Broché: 317 pages
  • Editeur : L'Harmattan (20 avril 2011)
  • Collection : Homotextualités
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2296549268
  • ISBN-13: 978-2296549265

Quatrième de couverture :

Alors qu’il existe des ouvrages généraux sur l’homosexualité dans les littératures anglaise, allemande, espagnole, italienne, américaine bien sûr, la France a fait le choix pudique des monographies. Ainsi la critique s’est-elle intéressée à l’homosexualité d’André Gide ou de Marcel Proust, mais en privilégiant l’approche biographique, comme si celle-ci pouvait être facilement isolée de l’œuvre de ces écrivains.

La présente étude a pour objet de combler cette lacune, en s’interrogeant sur le foisonnement exceptionnel de la littérature homosexuelle qu’a connu la France au début du XXe siècle. Des œuvres d’écrivains majeurs, outre Gide et Proust, sont abordées, tels Jean Cocteau, Jean Genet, Julien Green, Henry de Montherlant, Marguerite Yourcenar. Mais aussi d’autres écrivains tout aussi réputés mais dont cet aspect de l’œuvre, bien que pouvant être considéré comme déterminant, n’a suscité que peu d’intérêt : Max Jacob, Marcel Jouhandeau, Roger Martin du Gard, François Mauriac.

Pour être la plus pertinente possible, cette étude a aussi cherché à faire sortir de l’ombre des écrivains moins connus comme René Crevel, Pierre Herbart, Maurice Sachs, Francis Carco et une pléiade d’auteurs qui, après avoir connu des gloires très inégales de leur vivant, ont sombré dans un oubli quasi-total : Axieros, Henri Deberly, Jean Desbordes, Charles-Etienne, Marcel Guersant, Henry-Marx, Maurice Rostand

En effet, ce sont tous ces écrivains qui ont contribué, chacun sur leur mode personnel, à fixer l’approche littéraire mais aussi sociologique de l’homosexualité, en France, durant la période troublée de l’entre-deux-guerres. Les recherches qui, aujourd’hui, s’attachent au genre et à ses avatars, bien que les récusant parfois, ne leur en sont pas moins redevables.

Présentation de l'auteur :

Patrick Dubuis est docteur ès lettres. Ses recherches portent sur les homosexualités dans la littérature du début du XXe siècle. Il a déjà publié des articles sur Lucie Delarue-Mardrus, Max Jacob, Jean Lorrain. Plus largement, il s’intéresse aux questions de genre à travers la littérature et l’art. Depuis 2001, il est directeur de publication de la revue Inverses : Littératures, Arts & Homosexualités.

Sources : http://culture-et-debats.over-blog.com

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Lady Fest Paris 2011

ladyfest_2011

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Ladyfest

Sources : TêTUe

 

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Marie Baux, Ma vie est belle en XXL

9782749914329

  • Auteure : Marie Baux
  • Titre : Ma vie est belle en XXL
  • Broché: 250 pages
  • Editeur : MICHEL LAFON (19 mai 2011)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2749914329
  • ISBN-13: 978-2749914329

Présentation de l'éditeur :

Dans un univers où les cuvettes des toilettes et les places de métro sont conçues pour des gens qui ont de petites fesses, être ronde, ce n’est pas facile tous les jours. Sans parler des regards accusateurs quand l’ascenseur refuse de décoller ou des murmures outrés quand vous dégustez une glace en terrasse…

Plutôt que de se lamenter sur ses formes et de se cacher, Marie a décidé d’en rire et de partager avec rondes et moins rondes ses mésaventures rageantes ou cocasses.

Au-delà de l’humour, elle se bat aussi, sans langue de bois, pour montrer que toutes les formes de beauté ont leur place… et leurs amateurs ! Certes que le chemin de l’acceptation peut être long et difficile. Mais les rondes méritent une visibilité au même titre que les « minces ».

Et elles ont des ambitions à la mesure de leur carrure !

Le blog de Marie B : marie-ou-les-infortunes-de-la-rondeur.blogspot.com

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23 mai 2011

Mon corps a-t-il un sexe ? Détermination du sexe et contraintes du genre

Ce colloque se propose de faire le point sur les connaissances actuelles concernant le sexe biologique et ses variations. Il tentera d’évaluer aussi l’impact du genre (c’est-à-dire la répartition des êtres humains en deux catégories sociales hiérarchisées) sur le développement des êtres sexués. Enfin, il cherchera à apprécier dans quelle mesure l’aspect androcentré du genre a pu influencer les recherches menées dans le domaine d’étude du sexe biologique.
Situé à l’intersection de la biologie et des sciences humaines et sociales, ce colloque a pour but de permettre un dialogue constructif entre toutes les disciplines concernées par les problématiques du genre et tous les points de vue.
Consulter le programme

En savoir plus : www.institutemilieduchatelet.org/Colloques/col...

Date : 22 juin 2011 > 23 juin 2011
Lieu : EHESS (Amphithéâtre) / 105, boulevard Raspail / 75006 PARIS

Petit questionnaire de l'hétérosexualité


PETIT QUESTIONNAIRE DE L'HÉTÉROSEXUALITÉ par lesduresaqueer

En attendant « le jour » où les gouines et les pédés auront le droit d’être fièrEs sans se faire taxer de prosélytes, les durEs à queer se sont interrogéEs sur cette autre face du monde…. les hétérosexuelLEs!
Qui sont-ils/elles , que veulent-ils/elles, d’où viennent-ils/elles ? Génétique ? Construit ? Naturel ou étrange ?
Les durEs à queer ne se sont pas arrêtéEs aux préjugés communs, elles sont alléEs à la rencontre des celles et ceux qui encore aujourd’hui suscitent de nombreuses questions.

Sources : les durEs à queer et yagg

Pour mémoire :

Louis-Georges Tin à la recherche des racines de l'hétérosexualité

9782746712041FSC'est à une « véritable révolution épistémologique » que nous invite Louis-Georges Tin dans ce livre qui rompt avec les conceptions essentialistes de l'hétérosexualité. Parce qu'elle était pensée comme relevant de « l'ordre de la Nature », un invariant jamais remis en cause, l'hétérosexualité a longtemps constitué un point aveugle de la recherche historique.

Historiciser l'hétérosexualité

Paradoxalement, c'est par le biais de l'histoire de l'homosexualité que la « question hétérosexuelle » en est venue à être posée. Parce qu'elles interrogent les normes sexuelles comme les rapports de genre pour en révéler l'historicité, les études gays et lesbiennes ont ouvert la voie à un questionnement des sexualités dites « normales ».

Dans la lignée des travaux initiés aux Etats-Unis par Jonathan Katz, Louis-Georges Tin envisage ici l'hétérosexualité comme un construit, historiquement et socialement daté, dont il convient d'analyser les conditions d'émergence et d'acculturation.

Plus exactement, il entend prouver que « si la pratique hétérosexuelle est universelle, la culture hétérosexuelle, elle, ne l'est pas ». Une comparaison lui permet d'éclairer cette affirmation a priori déroutante : si, dans toutes les sociétés humaines, il y a bien sûr des pratiques alimentaires, indispensables à la survie des individus, toutes les sociétés ne construisent pourtant pas une culture gastronomique, comme c'est le cas en France.

Prenant appui sur la littérature, la philosophie et l'histoire, l'auteur fait ainsi l'hypothèse que la « culture hétérosexuelle » émerge en Occident au début du XIIe siècle, avec la culture courtoise. Aujourd'hui dominante, elle a été elle-même dominée par des institutions comme l'Eglise (qui prône la chasteté), la noblesse (qui valorise l'homosocialité), et dans une moindre mesure la médecine (qui voit dans « l'amour fou » une forme de pathologie).

Relire ses classiques

Certains chapitres relèvent du tour de force. Le premier, sur la culture chevaleresque, revisite des interprétations déjà suggérées par Georges Duby ou Jacques le Goff, mais les éclaire d'un jour nouveau.

Par l'étude minutieuse de textes en apparence aussi connus que « La Chanson de Roland » ou « Lancelot du Lac », Louis-Georges Tin montre que, dans la société féodale, seules les amitiés masculines bénéficient d'une reconnaissance sociale et culturelle, qui se traduit notamment par l'exaltation des relations sentimentales entre hommes dans la chanson de geste avant l'émergence de la littérature courtoise.

Ce n'est que progressivement, par l'intermédiaire des troubadours et des trouvères, que les amours hétérosexuelles, sous la forme dissymétrique de l'amour du chevalier pour sa dame, s'affirment comme un modèle alternatif au modèle homosocial.

Le cas de Tristan et Yseult est à cet égard révélateur. Ce symbole de la culture hétérosexuelle peut en effet être lu comme le récit du conflit entre cultures chevaleresque et courtoise.

Dans les premières versions, la relation entre Tristan et son oncle, le roi, est centrale, comme dans tout roman de chevalerie. La passion que le jeune homme ressent pour Yseult, pourtant promise à son suzerain, est le résultat malheureux de l'absorption d'un philtre d'amour, une occurrence regrettable et accidentelle.

Dans les versions postérieures, le philtre disparaît, et c'est au premier regard, tout naturellement, que Tristan s'éprend d'Yseult…

Egalement victime de la popularité croissante des thématiques courtoises, la culture chrétienne multiplia les ruses pour en réduire l'influence, en vain. D'abord dénoncée, la culture hétérosexuelle fut progressivement intégrée à l'institution religieuse par le sacrement du mariage.

Ultime stratégie, la promotion de la poésie mariale apparaît comme un compromis entre amour spirituel et amour hétérosexuel. Incapable d'empêcher les poètes de chanter les charmes des jeunes filles, le clergé les autorisait à célébrer, à travers Marie, une figure féminine, mais comme privée de sexe et entièrement consacrée à l'amour divin.

Pour mieux imprégner l'esprit des fidèles, des paroles pieuses étaient plaquées sur les mélodies de chansons d'amour populaires, et les vers galants habilement spiritualisés. Le triomphe de la culture érotique hétérosexuelle n'en fut que retardé.

Les médecins échouèrent pareillement à pathologiser l'amour homme-femme. Démission de l'esprit face au corps, échauffement du foie, hystérie, érotomanie, hétérosexualité, désignent tour à tour les variantes d'une maladie d'amour qui alimente la chronique médicale et psychiatrique.

L'hétérosexuel, au début du XXe siècle, c'est celui qui éprouve une attirance morbide pour les personnes de l'autre sexe. Loin d'être dans la norme, il est, au même titre que l'homosexuel, un déviant.

La culture hétérosexuelle ne s'était pas moins imposée, depuis le XVIIe siècle, comme la culture dominante, dont le caractère « naturel » était non seulement constamment réaffirmé par l'ensemble des institutions sociales, mais exalté par l'immense majorité des productions culturelles.

Plein d'humour, toujours très clair, Louis-Georges Tin rend limpide ce qui aurait pu être jargonnant. A chaque tir, il fait mouche. Les préjugés volent en éclat, les lieux communs sont jetés cul par dessus tête.

Certes, le livre n'est pas sans défauts. L'analyse reste centrée sur la France. Des siècles entiers sont survolés. La culture des élites prend le pas sur les modes d'expression populaires. La littérature est privilégiée au détriment d'autres sources. Les exemples choisis renvoient presque systématiquement à l'homosexualité masculine, laissant le lesbianisme dans l'ombre.

Conscient de ces faiblesses, l'auteur assume ses choix : ouvrage programmatique, cette première histoire de la culture hétérosexuelle vise davantage à baliser un champ qu'à en creuser tous les sillons.

Ce faisant, elle n'en remplit pas moins son objectif premier : « Eveiller la culture hétérosexuelle à la conscience spéculaire de soi-même. » On ne peut qu'espérer que d'autres viendront assister Louis-Georges Tin dans cette tâche ambitieuse, qui participe d'un vaste procès de dénaturalisation des normes engagé, depuis une trentaine d'années, par les sciences sociales et historiques.

Par Florence Tamagne

Sources : www.rue89.com

22 mai 2011

L'art et la réalité des femmes en prison

Sources : http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2011/05/agir-par-limaginaire.html#more

homeL'exposition Agir, l'art des femmes en prison, qui a lieu du 27 mai au 16 juin à la galerie Eastern Block, à Montréal, porte sur le travail artistique effectué pendant deux ans par une cinquantaine de femmes incarcérées à Joliette, Tanguay, Philippe-Pinel et à la maison de transition Thérèse-Casgrain, dans le cadre du projet Agir par l’imAGinaIRe de la Société Elizabeth Fry et d'Engrenage Noir/LEVIER. Une dizaine d'artistes ont servi de guides ou de personnes ressources au cours de 11 ateliers de création, qui ont nécessité chacun de 30 à 50 heures de travail et de rencontres réparties sur plusieurs semaines. Ce processus de création multidisciplinaire (photo, vidéo, autoportrait, son, slam, chant, danse et acting) a été documenté à l’aide de la vidéo et de la photographie (voir des extraits). C'est ainsi que l'exposition s'accompagne d'un livre avec CD, Temps d'agir, réalisé avec Les Filles électriques. Une série de tables rondes est également prévue en juin sur l'art des femmes en prison, la situation des femmes incarcérées, les rôles des prisons et les alternatives possibles. C'est une belle occasion de se sensibiliser à la réalité des femmes en prison, au dur retour dans la société après une incarcération, et de réfléchir sur les liens entre pauvreté et criminalisation et sur les enjeux relatifs au système pénal et carcéral au Québec. À paraître aussi bientôt, La justice pénale et les femmes par la Société Élizabeth Fry, qui connaît ce sujet à fond.

«Agir par l'imaginaire» [projet De prisons en prisons] from FUNAMBULESMÉDIAS on Vimeo.

Dans cette vidéo réalisée par Funambules médias dans le cadre de leur projet De prisons en prisons, Véronique Leduc parle de la recherche sur l’art communautaire comme espace de construction de la reconnaissance sociale des femmes criminalisées qu'elle a menée avec des participantes au projet Agir par l’imAGinaIRe dans le cadre de sa maîtrise en travail social. Pour en savoir plus, lire l'article qu'elle rédigé pour le numéro de l'automne 2010 de la revue Femmes et Justice de la Société Élizabeth Fry.

Pages reliées :
Gagner sa liberté - Une exposition présente des oeuvres de femmes incarcérées, Caroline Montpetit, Le Devoir, 21.05.2011
Il n’y a que les barreaux qui nous séparent, Planète rebelle, 04.2011
Les arts communautaires : des pratiques de résistance artistique interpellées par la souffrance sociale, Ève Lamoureux, 09.2010

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20 mai 2011

K.ACKER : THE OFFICE / RULING 'N' FREAKING

Voir : http://www.trianglefrance.org/fr/project/test

EXPOSITION

Triangle france est heureuse de présenter sa prochaine exposition de Printemps, Ruling 'n' Freaking, une occurence de K.Acker : The Office, projet orienté vers les affinités opérantes et dynamiques entre Art contemporain et féminisme.
K.Acker : The Office / Ruling 'n' Freaking, un projet articulaté autour du travail de l'écrivaine New Yorkaise Kathy Acker, et de la diffusion de cette problématique dans le travail d'artistes contemporains, de son temps mais également maintenant... curaté par Dorothée Dupuis (directrice de Triangle) et Géraldine Gourbe (philosophe, féministe, enseignante aux Beaux Arts de Marseille), sur sa propositin originale.

K.ACKER : THE OFFICE / RULING 'N' FREAKING
Exposition du 23 Avril au 11 Juin 2011 / Vernissage Vendredi 22 Avril 2011 à 18h30
Galerie de la Friche La Belle de Mai,2éme étage de la Tour, 41 rue Jobin, 13003 Marseille

Exposition avec Gabriel Abrantes & Katie Widloski, Pauline Boudry & Renate Lorenz, Ellen Cantor, Salma Cheddadi, Brice Dellsperger, Gloria Friedmann, Regina Jose Galindo, Monica Majoli, Bjorn Melhus, Lorraine O’Grady, Mika Rottenberg & Marylin Minter, Karine Rougier, Caroline Sury, et Jean Luc Verna
Conférences et performances tous les Jeudi pendant la durée de l'expositiont par Fabienne Audéoud, Rosi Braidotti, Louise Briggs, Catherine Corringer, Dorothée Dupuis, Christophe Fiat, Géraldine Gourbe, Gabriela Jauregui, Anne Kawala, Elisabeth Lebovici, Sylvère Lotringer, Laurence Viallet et Matias Viegener.

Pour voir le programme des conférences, merci de consulter la page évènements en cliquant ici


Blaue Wolke, 1979, Gloria Friedmann, Autoportrait, Photographie couleur, 70x60 cm, Collection de l'artiste

K.Acker: The Office est une plateforme de travail réunissant deux personnes aux compétences situées, Dorothée Dupuis, commissaire d’exposition, et Géraldine Gourbe, philosophe, et opé- rant depuis, par et à travers les univers romanesques de l’auteure Kathy Acker. Ecrivaine juive américaine, proche de William Burroughs, elle a fortement influencé de façon aussi ouverte que souterraine nombre d’artistes et d’auteurs de sa génération et sûrement d’autres plus proches de nous.
L’exposition Ruling ‘n’ Freaking, occurrence du projet K.Acker : The Office, est conçue comme un protocole d’évocation destiné à invoquer les différentes « voix » d’Acker construisant des réalités parallèles autour d’elles : les plagiats d’auteurs reconnus, les retours-narratifs vers le futur, les fables mythologiques à la tonalité anticipatrice, les jeux de rôles entre humains et post-humains, l’identification d’une juive américaine à des codes pédés, la violence sexuelle et affective entre partenaires hétérosexuels ponctuée des chants de riotgirl, un mysticisme punk teinté de conscience politique depuis Herbert Marcuse à Kate Millet, le souci (de soi) du contrôle et les multiples formes de dépendance qu’il distille.

Télécharger le dossier de presse

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18 mai 2011

Serge Moati, Mes questions sur les trans'


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Auteur : SERGE MOATI, CHARLOTTE LESSANA
Durée : 52 minutes
Production : IMAGE ET COMPAGNIE
Participation : FRANCE TÉLÉVISIONS, CNC (CENTRE NATIONAL DU CINEMA)

Prochaine diffusion :

jeudi 2 juin 2011 à 00:44
Etre averti(e) par email

LE RESUME

Dans la lignée de ses précédents documentaires sur l'homosexualité masculine et féminine, Serge Moati s'interroge ici sur la "transidentité" en donnant la parole aux femmes devenues hommes et aux hommes devenus femmes.

Loin du misérabilisme mais sans oublier les souffrances surmontées, ce film propose des rencontres riches, porteuses de paroles fortes sur un sujet encore trop souvent tabou.

Par juxtaposition d'extraits du témoignage de ces personnes "extra-ordinaires", Serge Moati et Charlotte Lessana dressent, sans porter aucun jugement, un tableau impressionniste de la "transidentité" dont on perçoit la complexité et la profonde humanité.

Ce programme est déconseillé aux moins de 10 ans.

Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants.

Entretien avec Serge Moati, réalisateur

240_48511_vignette_Serge_Moati_Cin_masVous songiez à aborder ce thème depuis longtemps ?
Serge Moati : J'ai déjà fait un volet de Mes questions sur... à propos de l'homosexualité féminine et un sur l'homosexualité masculine, donc là c'est le troisième - logique - sur l'identité sexuelle. C'est un sujet qui me fascine depuis longtemps.

Qui on est ? C'est quoi être de tel ou tel sexe ? C'est comme une obsession qui continue ! (Rires.)

 
Au début du film, vous dites avoir été troublé, notamment, par les transsexuelles qui se produisaient au cabaret Le Carrousel dans les années 1960. Qu'est-ce qui vous fascinait ?
S. M. : C'est vrai que, quand j'étais petit, Le Carrousel était fascinant. Il suffisait d'ouvrir un numéro de Paris Match pour voir Coccinelle, entre autres. C'étaient des perfections de femmes qui faisaient rêver le petit garçon que j'étais.

La transsexualité fascine et inquiète, parce que cette transgression nous renvoie au mythe du paradis perdu, de l'être unique. C'est l'un des plus grands mystères de l'humanité.

Les trans ont une certitude profonde de leur propre identité, qui n'est pas celle qui leur a été donnée à leur naissance : "Dieu m'a fait naître homme, soi-disant, mais moi, profondément, je me sens femme" ou l'inverse. Ce sont des questions qui m'ont troublé quand j'étais petit, comme tous les êtres humains.

Quelle rencontre vous a particulièrement marqué pendant ce tournage ?
S. M. : J'ai adoré faire ce documentaire parce que toutes les rencontres m'ont troublé, que ce soit les FTM (Female to male, fille devenant garçon, Ndlr) ou les MTF (Male to female, garçon devenant fille, Ndlr). Tout est troublant, parce qu'au bout d'un moment on s'y perd complètement, on ne sait plus si l'on est en face d'une fille ou d'un garçon.

Il m'est arrivé une chose bizarre sur ce tournage. J'avais rendez-vous dans un bar avec une femme de 1,90 mètre. Je l'ai regardée et je lui ai dit : "J'ai l'impression de vous connaître, c'est bizarre." En fait, quand j'étais patron de France 3, je l'avais engagé, c'est fou ! C'était un homme brillant, très BCBG, je n'aurais jamais soupçonné cela...

Ça m'a fait plaisir de LA retrouver, ça m'a particulièrement touché parce que je la connaissais, mais c'est très bizarre. Et ça vous renvoie à un mystère : qu'est-ce qu'être un homme ? Qu'est-ce qu'être une femme ?

240_48658_vignette_Trans_KUne fois que ces personnes franchissent le pas de l'opération, c'est un vrai parcours du combattant...
S. M. : Et du coeur battant aussi ! Ce sont des gens qui souffrent et qui aiment, et que j'ai appris à considérer. C'est ça que j'aime dans cette série Mes questions sur... : la compréhension pousse à la fraternité. Pour moi, c'est très important de ne jamais être dans l'attitude de celui qui se moque, mais d'être dans la compassion, au sens actif.

Par exemple, Mes questions sur... la folie, que j'ai fait à l'hôpital Sainte-Anne, est une chose très importante dans ma vie. C'est l'un des rares films montrés partout, notamment aux infirmières en formation de psychiatrie, parce que, pour une fois, les fous parlent, sans experts.

Je déteste les documentaires avec des experts qui disent : "Voilà ce qu'il faut en penser." Dans cette série, ce n'est que du vécu, sans être de la putasserie. J'essaie de comprendre sans a priori.

Quels seront les prochains thèmes de Mes questions sur... ?
S. M. : Je suis en train de tourner un film sur la psychiatrie en prison, sur le double enfermement. Ce sont toujours les mêmes sujets qui m'intéressent, les exclus, les patates chaudes de la société, tous ceux qu'on se refile d'institutions en institutions. C'est bouleversant de croiser des destins comme ça.

Ensuite, j'aimerais continuer cette mini-série à l'intérieur de la série, avec un volet sur l'identité masculine. C'est quoi, avoir envie ? On parle souvent de la ménopause chez les femmes, mais les hommes parlent peu d'eux-mêmes, de leur propre sexualité. J'ai envie de parler avec des hommes de ce qu'est le désir masculin.

Propos recueillis par Stéphanie Thonnet

Extraits

"Quand je m'amusais avec mon frère, lui faisait le prince, et moi la princesse. Quand je m'habillais en fille, ce n'était pas un déguisement, c'était moi."
Camille Barré, qui siège à la Commission «?Lesbiennes, gays, bi et trans?» du PCF

"Jusqu'à mes 10-11 ans, je croyais que j'étais un garçon et que mon zizi ne poussait pas, que j'étais juste différent. [...] Je suis un homme avec un vagin, c'est tout."
David, professeur d'anglais

"Avant d'être opéré, on trouve un arrangement avec la vie, on met un couvercle, on vit sa féminité chez soi."
Olivia, architecte-urbaniste

"Un homme, une femme, aujourd'hui, c'est en train de devenir des notions de théologie."
Hélène Hazéra, productrice à France Culture

"Je pensais que pour mes enfants c'était plus facile d'assumer un père mort qu'un père transsexuel."
Anne-Gaëlle

"J'ai grandi dans une cité HLM. Quand j'étais dans les bandes de garçons, je ne m'y retrouvais pas, mais je n'avais pas le droit d'aller dans les groupes de filles parce qu'après je me faisais tabasser."
Karine Espineira, auteure de La Transidentité, de l'espace médiatique à l'espace public

Sources : http://documentaires.france5.fr/bonus-articles/article-de-france-5-454

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